D’outre-tombe

Ok, interro surprise !

Quel est l’instrument le plus metal qui soit ?

J’imagine que la plupart d’entre vous ont répondu une guitare électrique. Plus trois qui ont choisi la basse parce que…je ne sais pas, la raison pour laquelle des gens choisissent la basse reste un mystère, en toutes circonstances. Difficile de vous donner tort, metal et guitare électrique sont indissociables.

Petites culottes fournies séparément.

A noter néanmoins que les cymbales de la marque Zildjian trouvent leur origine dans un creuset ou une cornue, puisque leur créateur était un alchimiste arménien du 17ème siècle établi à Constantinople. En travaillant sur les alliages de métaux il conçut un mélange de cuivre et d’étain, avec quelques traces d’argent, qui rendait un son remarquablement clair et puissant. Quand on tapait dessus. Parce que si vous êtes un inventeur et que vous n’entreprenez pas de commencer à tester vos créations en tapant dessus, je suis désolé, vous n’êtes pas vraiment digne de l’étiquette d’inventeur.

Au point que le Sultan l’invita à s’installer au palais de Topkapi pour produire des cymbales à l’usage exclusif de ses janissaires. Qui soyons clairs ne s’en servaient pas uniquement pour les parades mais aussi pour impressionner/assourdir leurs ennemis. C’est d’ailleurs le Sultan qui donna à ce brave alchimiste le nom de Zildjian, qui signifie fabricant de cymbale en arménien.

Donc c’est quand même un peu metal, mais moins que la guitare. Pour autant, cette dernière est-elle vraiment de l’instrument le plus intrinsèquement metal ? Si je pose la question, vous vous doutez bien que la réponse est peut-être bien non.

Alors creusons un peu.

En 1999, des archéologues mexicains faisaient exactement ça, creuser. parce qu’ils étaient archéologues, une profession qui contrairement aux croyances populaires conduit à manier la pelle bien plus souvent que le fouet.

Lors de fouilles du temple du dieu aztèque du vent à Tlatelolco, ils tombèrent sur le corps d’un jeune homme, manifestement victime d’un sacrifice humain, à moins qu’il ne se soit décapité tout seul. Ca vous change d’une énième amphore. Ou peut-être que c’est précisément l’équivalent d’une énième amphore quand on est archéologue au Mexique. Toujours est-il que le squelette tenait dans ses mains un petit objet, ressemblant à peu près à un crâne et percé de trous.

Une petite flasque ? Allez, dites que c’est une petite flasque.

Il ne s’agit absolument pas d’une petite flasque, mais d’un sifflet, sobrement baptisé sifflet de la mort. Aussi pas du tout surprenant que ça puisse paraître pour un sifflet à tête de mort trouvé sur le cadavre d’un sacrifice humain, les archéologues en question ont mis plusieurs années avant de se décider à souffler dedans et provoquer la fin des temps.

Le résultat peut être qualifié, en termes rigoureux et scientifiques, de putain de flippant. Comme le hurlement d’un Nazgûl, mais en pire.

Selon les spécialistes, les sifflets de la mort ont pu être utilisés par les armées aztèques au moment de partir à l’assaut, histoire de bien faire fouetter les gars en face (on ne va pas se mentir, c’est notre hypothèse préférée), ou à des fins de transe et de relaxation (proposition formulée par des gens qui n’ont manifestement jamais entendu le son en question), ou encore précisément à l’occasion des sacrifices, peut-être même en demandant à la victime de souffler dedans un coup pour favoriser le voyage imminent de son âme. Tu parles d’un moyen de ruiner l’ambiance au moment d’un sacrifice humain.

Alternativement, les sifflets de la mort ont été conçus par les Aztèques pour précipiter la destruction des peuples suffisamment inconscients pour aller fouiller leurs tombes des siècles plus tard. Le débat n’est pas clos.

Mais alors, à quoi ça ressemble ce son venu des enfers ? Vous pensez bien que les artefacts anciens sont des objets fragiles, donc après les avoir essayés, et avoir pour la plupart mystérieusement disparu dans des circonstances troublantes quelques jours plus tard, les archéologues les ont cachés dans quelque bunker souterrain pour que plus jamais qui que ce soit ne les utilise.

Ha ha, bien sûr que non. Si les originaux sont dans des musées, on en a fait des répliques.

Et bonne nuit.

(bon ,alors après on est bien d’accord que la simulation d’une charge de CAVALERIE AZTEQUE, c’est n’importe quoi)

3 commentaires sur “D’outre-tombe

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