Chevelure mortelle

Chevelure mortelle

– Ah non mais des fois j’ai envie d’abandonner, franchement.

– Quoi donc ?

– Il m’arrive de perdre la foi, vraiment.

– Fais une grosse mouche et dis-moi tout.

– Je nous désespère.

– Pardon ?

– Non…euh…nous me désespérons.

– Là c’est ta syntaxe qui me déprime.

– Attends, ce que je veux dire…je pose le verbe je retiens le sujet…ok, il m’arrive de regarder l’évolution de notre espèce et d’être un rien dubitatif quant au fait que, collectivement, on s’améliore vraiment sur la durée.

– Oh ben si, quand même, allons. Faut pas se focaliser sur la famille Chedid.

– Mais non, vraiment je me demande. Regarde, y’a cent ans, cent ans quoi, la grippe espagnole. Une épidémie mondiale, on demande aux gens de mettre des masques, la plupart le font, certains râlent et rechignent, et aujourd’hui quoi ? Pareil. Non seulement on avait collectivement oublié l’épisode, mais il a fallu recommencer à convaincre une part non négligeable de la population qui s’imagine que je ne sais quoi mais ils savent mieux que les autres.

La reconstitution historique, ok, ça peut être sympa, mais faut toujours que certains exagèrent.

– Sans parler de ces milliers et milliers de personnes adultes qui n’ont toujours pas appris à localiser leur nez, en plus.

– Oui, aussi. Non mais tu vois ce que je veux dire. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’en matière de développement des connaissances scientifiques on a fait du chemin en un siècle, mais à l’arrivée ça ne se voit pas forcément.

– Oui, présenté comme ça.

– Franchement, à quoi ça sert que nous ayons multiplié la somme des connaissances disponibles par un facteur de beaucoup, si on en reste au même point ?

– Ah mais c’est pas si simple. Ce n’est pas parce qu’on comprend mieux ceci ou cela qu’on a des attitudes plus rationnelles pour autant. Dans certaines situations, ça peut même être pire.

– Pire ? Au sens où le progrès de la science favoriserait les croyances infondées ?

– Ca peut arriver. C’est arrivé. Surtout si tu ajoutes une petite touche de goût pour le sensationnalisme afin de vendre, du papier ou autre chose.

– Non mais là tu me reparles de 2020.

– Point. Je fais allusion à ce qui s’est passé précisément 110 ans plus tôt.

– 1910, donc.

– Bravo.

– Ca va, faudrait arrêter avec ces allusions désobligeantes à mes capacités en calcul mental.

– D’accord.

– Et alors, il s’est passé quoi en 1910 ?

– La même chose qu’en 1066, 1145, 1378, 1456, 1531, 1607, 1682, 1759, 1835, et 1986.

– Ha, donc tous les…euh…attends.

– Je…tu es vraiment en train de sortir une calculatrice pour faire 1986-1910 ?!

– Ne me juge pas.

– Compte là-dessus.

– Je préfère compter sur ma calculatrice.

– Manifestement.

– Et donc, c’est quoi qui revient tous les 76 ans ?

– Tu me déçois.

– Je te déçois bien plus fréquemment. Et puis ça fait bien 76 ans, j’ai vérifié deux fois.

– Oui, c’est ta question qui me chagrine. On en a déjà parlé, et plusieurs fois en plus. Un vrai feuilleton. Edmund Halley ?

– Ah mais oui, l’inventeur de la cloche de plongée, théoricien de la Terre creuse.

– Et « découvreur » de la comète qui porte son nom, au sens où s’il est loin d’avoir été le premier à l’observer (on a retrouvé en tout 27 mentions historiques qui remontent à l’Antiquité), c’est celui qui a calculé sa trajectoire, fait le lien entre tous les témoignages passés, et déterminé qu’il s’agissait d’un seul et même « astre chevelu » qui revenait tous les 76 ans.

– D’accord, donc la comète repasse donc nous voir en 1910.

– C’est effectivement ce qui est prévu, pour la plus grande joie des astronomes amateurs comme professionnels. Parce qu’en 76 ans, la science a fait des progrès très conséquents, et que la comète va pouvoir être observée et étudiée comme jamais auparavant. Et c’est pour ça que ça va un peu partir n’importe comment.

– Explique.

– En ce début du 20e siècle, on dispose de spectromètres. Faisons simple, ce sont des outils qui permettent de déterminer la composition chimique d’un objet céleste à partir de la lumière qu’il émet. Chaque élément a sa propre signature spectrométrique, donc en décomposant celle d’une comète, planète, ou étoile, tu sais de quoi elle est faite à peu près comme si tu l’avais dans ton labo. A peu près.

– On va donc savoir précisément de quoi est composée la comète.

– Exactement. La comète, et aussi sa chevelure, ou queue. Cette dernière est manifestement de nature gazeuse, mais jusque-là on a surtout des hypothèses sur sa nature. Pendant les quelques mois au cours desquels la comète sera observable, il va être possible de l’étudier sous toutes les coutures. Ce qui se confirme en 1908, puisqu’on découvre alors une nouvelle comète, dit de Morehouse du nom de celui qui la repère, et qui est précisément étudiée au spectromètre.

– Voilà qui est fort bien, tout est donc prêt.

– Oui. Aussi, parmi les gaz repérés sur (autour de) la comète de Morehouse, il y a du cyanogène. Un composé qui, comme sa racine peut le laisser penser, est un rien dangereux.

Tenir hors de portée de tout le monde.

La question est alors de savoir, si, des fois, y’aurait pas aussi du cyanogène dans la comète de Halley.

– Attends, de toute façon quand bien même, on parle d’objets et de croisements cosmiques, même quand elle passe au plus près de nous, on parle de centaines de milliers de km au moins, non ?

– En principe oui. Après on peut jamais exclure une collision, hein. De toute façon, faut attendre que la comète se pointe pour en savoir plus sur sa composition, et sa trajectoire précise par rapport à nous.

– Attendons.

– La première photo de la comète en approche est prise le 11 septembre 1909.

– Uh, pas un bon jour pour annoncer un truc volant en approche.

– A l’époque il n’y a personne pour faire ce genre de rapprochement. De rapprochement scabreux.

– Nah nah nah.

– Du coup les télescopes chauffent, et…

– Quoi, elle a du cyanogène dans les cheveux ?

– On ne sait pas encore.

– D’accord, mais enfin même en admettant c’est pas comme si c’était la première fois qu’elle passait dans le coin. Par définition on l’a déjà croisée.

– OUI MAIS, les calculs montrent aussi que s’il n’y a pas de risque de collision, la Terre devrait passer à travers la queue de la comète, et ça on ne sait pas si ça s’est déjà produit.

– Attends, pas de risque de collision mais on va traverser la queue ?

– Ben oui. C’est que la queue de la comète mesure quelque chose comme 25 millions de kilomètres.

Oui bon ben ça va, hein, c’est pas un concours.

Donc la Terre va passer à travers un colossal nuage de gaz, potentiellement mortels. Ca peut susciter des inquiétudes.

– Certes, ça peut, je veux bien l’entendre.

– La parole est alors donnée à Camille Flammarion, un astronome connu et populaire de l’Observatoire de Paris. A la fin de l’année 1909, on lui demande de donner son avis sur ce prochain croisement. Comme Camille est un gars sérieux, il évoque et imagine posément toutes les hypothèses. Voici donc ce qu’il répond :

« L’empoisonnement de l’humanité par des gaz délétères est possible, quoiqu’improbable. Si l’oxygène de l’atmosphère venait à se combiner avec l’hydrogène de la queue cométaire, ce serait l’étouffement général à bref délai. Si, au contraire, c’était une diminution de l’azote, une sensation inattendue d’activité physique par tous les cerveaux, et la race humaine périrait dans un paroxysme de joie, de délire et de folie universelle, probablement, au fond, très enchantée de son sort. L’oxyde de carbone, au contraire, pourrait amener l’intoxication de tous les poumons. »

Tu noteras qu’il ne parle même pas de la possibilité de cyanogène.

– Oui ben ça suffit déjà comme ça !

– Mais non :

« Ces pronostics ne doivent pas, toutefois, tourmenter (inutilement d’ailleurs) les esprits inquiets. Les queues cométaires sont immenses, il est vrai, mais si légères, si raréfiées, que l’atmosphère terrestre est du plomb en comparaison. Lors même que notre globe y serait complètement immergé, nous serions sans doute protégés de tout cataclysme par notre blindage atmosphérique. La comète serait comparable à un brouillard traversé par une locomotive à grande vitesse. »

Donc de façon assez pédagogue, Flammarion nous dit ce qui se passerait si l’atmosphère était imprégnée de gaz cométaire, avant d’expliquer que ce n’est pas ce qui va se produire. Je te le donne en mille, que crois-tu que l’on retient surtout de son intervention ?

– Que c’est un exposé calme et docte de nature à rassurer. Non, je déconne.

– Exactement. On est plutôt sur la ligne : « un scientifique explique comment on va tous crever ! ».

– Vraiment ?

– Ben oui. Au point que si tu te renseignes sur les faits à partir de sources anglophones, tu ne vas pour l’essentiel trouver de références qu’à la première partie du propos de Flammarion, comme s’il n’avait jamais ajouté qu’en fait il n’y avait pas de risque. En janvier, par une coïncidence assez extraordinaire, une comète qui n’est pas celle de Halley apparaît, visible à l’œil nu dans le ciel d’Afrique du sud, puis d’Europe. Elle est surnommée la Grande Comète, et c’est une raison de plus de parler de ce sujet. En passant, fallait pas la rater, parce que son prochain passage est prévu dans 4,1 millions d’années.

– Zut.

– Comme tu dis. Les inquiétudes relatives au passage de la comète de Halley ne s’arrangent pas quand on apprend en février que oui, elle a bien du cyanogène dans les cheveux. Le 7 février 1910, le New York Times publie un papier à ce sujet, en insistant bien sur le danger que représente ce gaz, avant de dire plus loin et en plus petit que le gaz serait en tout état de cause décomposé dans la haute atmosphère sans danger.

– Pas bravo, le Times.

– Non. La comète devient visible à l’œil nu le 15 avril, et ce jusqu’en juillet, et la date du passage dans la queue est fixée au 19 mai. La fièvre de la comète saisit alors le monde entier.

 -Tu n’exagères pas un peu ?

– Ben pas vraiment. Dans un registre plutôt innocent, plusieurs enseignes décident de faire de la pub en mettant la comète en avant dans leurs affiches et promotions, même quand il n’y a vraiment aucun lien visible avec le produit.

– Par exemple ?

– Par exemple de la crème (alimentaire) ou du savon.

Pour les gens qui ne se lavent qu’une fois tous les 76 ans. C’est un marché de niche.

Ou encore du parfum.

La comète, l’étoile des rois-mages, même chose.

Ou de l’alcool.

Ecoutez, si vous insistez…

– Oui, bon, ça reste du marketing. Les produits pour marquer un événement, c’est pas la première fois.

– Ni la dernière, effectivement. Mais l’arrivée de la comète conduit également à l’apparition de nouveaux produits, ou à des ruées sur des trucs qu’on n’a pas forcément l’habitude d’acheter.

– Jumelles, télescopes amateurs ?

– Euh, non. Dans les produits déjà existants, grosse demande pour les masques à gaz et les bouteilles d’oxygène, pour ne pas être intoxiqués par les gaz cométaires. Au point qu’il devient difficile d’en trouver pour les vrais usages sérieux.

Ha, les cons, ça n’arriverait plus de nos jou…

Tu as aussi des nouveautés spécialement conçus pour l’occasion. Comme des parapluies anti-comète, comme si un pépin pouvait te protéger de gaz, ou arrêter un morceau qui aurait traversé l’atmosphère. On vend aussi des assurances spéciales contre les incendies provoqués par la comète, quoi que ça puisse vouloir dire.

« Un professeur dit qu’il n’y a aucun risque, donc achetez notre assurance contre ce risque. »

Et puis, bien sûr, des « traitements » pour se protéger des gaz nocifs.

Tu as ainsi deux arnaqueurs qui sont arrêtés au Texas parce qu’ils vendaient en guise de prévention contre la comète des pastilles de sucre. Ils sont relâchés quand leurs clients manifestent pour exiger leur libération.

Non, décidément, on verrait plus ça maintenant.

Tu as même, je n’invente rien, un truand qui refourgue des pastilles de quinine comme traitement préventif.

– Tu veux dire, un gars qui profite de la panique pour vendre un traitement contre le paludisme ? Il est pas marseillais par hasard ?

– Non, quand même. Il faut dire que les journaux entretiennent une sympathique petite atmosphère catastrophiste de fin du monde. Ils font état de tout un ensemble de populations lointaines et/ou vues comme « arriérés » (Noirs du sud des Etats-Unis, Indiens du Canada, paysans chinois, musulmans) qui pratiquent des rites anciens pour se protéger du danger ou y voient un signe divin. De partout viennent des anecdotes de personnes saisies de désespoir ou de fièvre mystique, qui se suicident ou veulent « suivre » la comète. Au point que plusieurs journaux tombent même dans le panneau d’un canular qui prétend que la police a empêché de justesse une secte de l’Oklahoma de sacrifier une jeune vierge pour éviter un cataclysme.

– Mais attends, dans son ensemble la population est vraiment inquiète ?

– Sans doute pas. Evidemment, tout ça est monté en épingle, il est très probable que la grande majorité de la population s’en fiche ou voit ça comme un spectacle. Mais on parle de ce qui est sensationnel. Vois ça comme « l’apocalypse maya » de 2012. Et il y a de réelles appréhensions. L’observatoire de Greenwich reçoit des lettres de personnes inquiètes qui pensent que la comète va causer des marrées massives qui conduiront le Pacifique à se déverser dans l’Atlantique, en ravageant tout sur son passage.

– Ben oui, grosses marées et tout.

– Oui, enfin la comète elle-même fait 11 km de diamètre, pour une masse à peu près 30 milliards de fois plus faible que celle de la Lune.

– Bon, d’accord.

– Dans la catégorie théories astronomiques fumeuses, un professeur du Collège Polytechnique Impérial de Shanghai développe aussi l’idée que la comète n’a en fait pas de queue, et que ce que l’on voit ce sont des rayons solaires qui la traversent et donnent ce halo. Il en conclut que si elle avait une forme convexe elle agirait comme une lentille et brûlerait la Terre sur son passage.

– Devait pas être bien positionné dans le classement de Shanghai, le Collège Polytechnique Impérial de Shanghai.

– Il n’empêche qu’à l’approche de ce que Le Parisien appelle dans un souci d’apaisement la « date fatale », l’inquiétude est sans doute minoritaire, mais réelle. Un peu partout, on calfeutre les domiciles pour bloquer les gaz nocifs. Avec des annonces qui paraissent dans les journaux, comme celle-ci publiée à Johannesburg :

Messieurs s’étant procuré plusieurs bouteilles d’oxygène et ayant muré une demeure, souhaitent en rencontrer d’autres disposés à partager les dépenses pour la nuit du 18 mai. Places limitées.

– Euh, c’est paru quand quelle rubrique exactement, ces hommes qui veulent passer la nuit ensemble entre eux dans une pièce close avec des bouteilles d’oxygène ?

– Qu’est-ce que tu veux…oh. Ooooh.

– J’ai peur de la comète !

– Awww, il a peur…allez, bisou magique.

Flammarion, qui continue à prendre la parole pour parler de la comète et accessoirement rappeler qu’il a dit que tout allait bien se passer, raconte avoir reçu des échos de nombreux Hongrois qui vendent tous leurs biens pour vivre à fond jusqu’au 19 mai. Une jeune Allemande a jeté son enfant dans un puit. Et les trois quarts de la population de Moscou ont perdu la raison, dépriment, et se sont mis à boire.

– Je pense qu’il y a au moins une de ces informations qui est vraie.

Mais est-ce qu’il y a UNE chose qui a changé en 110 ans, à la fin ?!

– Il y a aussi des coïncidences qui n’aident pas. Le 6 mai, un séisme fait 500 morts au Costa Rica, et avec un peu plus de retentissement international, le roi d’Angleterre Edouard VII meurt. Certains y voient le signe avant-coureur d’une invasion allemande. Faut dire que la comète était déjà passée juste avant Guillaume le Conquérant en 1066.

– Oui, enfin rien à voir. L’invasion de la Grande-Bretagne depuis la France c’est une bonne nouvelle.

– Ils persistent à ne pas être d’accord. Alors qu’on est bientôt le 19 mai, tu as donc à la fois des inquiets, avec des foules conséquentes qui assistent aux veillées de prière dans les églises, et des gens qui composent plutôt des poèmes et chansons sur le thème de la comète, et programment des soirées et diners sur les toits pour profiter du spectacle. A l’invitation de Gustave Eiffel, Flammarion et d’autres membres de l’Observatoire de Paris viennent observer la comète depuis la Tour.

– Et ?

– Et ben rien. En fait ils n’observent pas grand-chose. Le spectacle de la traversée de la chevelure, quoi qu’on en attende, tourne un peu au pétard mouillé. Dès le lendemain, Air Liquide réalise des prélèvements et analyses de l’air de Paris, et ne trouve rien d’alarmant.

– Sans surprise.

– Non, mais en fait il n’y a rien en lien avec la comète. Et pour cause, la Terre n’a pas traversé la chevelure.

– Comment ça ?

– Ben les calculs étaient erronés, et le Terre n’a pas croisé la trajectoire de la comète.

– Bien la peine…

– Ce qui n’a pas empêché son passager d’embarquer.

– Pardon ?

– Dans son autobiographie publiée en 1909, Mark Twain écrit qu’il est né au moment du passage de la comète en novembre 1835, qu’il est arrivé avec elle, et qu’il compte bien repartir avec. Il ajoute que ce serait l’une des plus grandes déceptions de sa vie sinon. De fait, il meurt le 21 avril 1910.

– Mais il n’est pas revenu en 1986.

– Pas qu’on sache. Et dans le domaine littéraire, tu ne m’empêcheras pas de penser que cet épisode a également inspiré notre auteur/détective (pour de vrai, et pas qu’une fois) préféré, Arthur Conan Doyle.

– Sherlock Holmes contre la comète de Halley ? Je ne me souviens pas de cette enquête.

– Non, mais en 1913 Doyle publie La ceinture empoisonnée. Des scientifiques découvrent que suite à une perturbation de l’éther stellaire, la Terre va être frappé par un phénomène qui provoquera l’asphyxie de toute vie sur sa surface. Ils décident donc de se calfeutrer dans leur demeure avec des bouteilles d’oxygène le temps que ça passe. Le phénomène se produit, mais en fait il ne provoque qu’une syncope passagère, pas une mort définitive.

– L’apocalypse sera pour plus tard.

– Et un siècle plus tard, on nous sortait le calendrier maya.

– On progresse pas, je te dis.

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