Les Enfants du Crépuscule

Les Enfants du Crépuscule

– Tu connais les règles, c’est trop tard pour protester.

– Non mais…j’avais pas bien…ça s’est quand même joué à rien, sérieusement.

– Peut-être, mais ce n’est pas la question. T’as perdu, tu te mets à table.

– T’as cuisiné, c’est ça le gage ?

– Ha. Ha. Arrête de chercher à gagner du temps, maintenant tu t’exécutes et tu me racontes une des plus grosses hontes.

– Atteeends…

– Non. C’est fini. C’est comme ça. Plus d’excuse, plus de négociation.

– Ok…

– Pardon, juste trente secondes, je vais chercher de quoi enregistrer.

– Vraiment ?

– Les règles ! J’attends.

– Alors, un jour…ou plutôt une fois…enfin, une année, pour être exact.

– J’ai dit plus de circonvolutions.

– Une année, j’ai…oublié l’anniversaire de ma maman.

– Tu… QUOI ?!

– Oui, je sais, je me doute bien que tu t’attendais à un truc salace et dégradant.

– C’est pas exactement ça…

– Tu aurais voulu un épisode étalant une forme de dépravation à la face du monde.

– Je n’aurais pas dit non, mais…

– Oui ben je t’ai déjà raconté cet entretien d’embauche, on n’y revient pas. Donc voilà. Une année j’ai oublié l’anniversaire de ma maman.

– Non mais enfin, je veux dire, je m’attendais à un truc humiliant, mais humiliant normal, quoi, le truc avec lequel te faire chanter à la moindre occasion. Une grosse honte décente. Pas ça quand même. Ta maman, quoi.

– Je sais, je sais.

Je me le rappelle régulièrement.

– C‘est inqualifiable.

– J’en suis bien conscient.

– Non mais tu imagines…tu imagines l’inverse ? Hein ?! Une mère oubliant la venue au monde de son enfant ?

– Alors, pour le coup…

– Quoi ?

– Oui, j’imagine très bien.

– D’accord, les relations familiales ce n’est pas toujours rose. Je parlais d’une mère aimante.

– Moi aussi.

– Très distraite alors.

– Non non. Oublier le moment de la naissance a été non seulement un souhait, mais une demande pour de nombreuses femmes. Mieux, une revendication des mouvements féministes militants.

– Et pis quoi encore ? Une fois encore tu te mets à raconter n’importe quoi pour qu’on parle d’autre chose.

– Pas du tout. Jamais fait ça, en plus. Je vois que tu n’es pas familier avec le Sommeil du Crépuscule.

– Le QUOI ?!

– Le Twilight Sleep.

– C’est pas en me le faisant en VO que c’est plus clair. Qu’est-ce que c’est que le Twilight Sleep ?

Ce n’est malheureusement pas l’assoupissement bienvenu au milieu d’un nanar avec des vampires.

– C’est ce qui se passe quand des gens raffinés et précis, par exemple des Européens, mettent au point quelque chose de délicat et que ces gros bourrins d’Américains reprennent le truc et s’y prennent comme des cochons en salopant tout.

– Comme la Budweiser ?

– Exactement. Très exactement d’ailleurs, puisqu’on va parler d’un produit qui neutralise la douleur et induit une forme d’anesthésie. Mais c’est pas de la bière.

– Quoi donc, alors ?

– Précisément, des anesthésiants. L’étude et le développement des différents composés qui permettent de soulager la douleur est une des grandes affaires médicales du 19e siècle. On travaille sur le protoxyde d’azote, le fameux gaz hilarant, puis le chloroforme, et l’éther. C’est un domaine très prometteur, et je n’ai pas besoin de d’expliquer en quoi l’anesthésie est utile pour la chirurgie, ni l’amélioration qu’elle constitue pour les patients.

– Non, je vois.

– Il y a un autre domaine médical dans lequel il serait bien de pouvoir traiter la douleur.

– En fait je pense que ce serait bien dans tous les domaines médicaux.

– Certes, mais il y a néanmoins un événement relativement important de la vie d’une bonne partie de l’humanité, et qui est par ailleurs assez constitutif de la survie de cette dernière, qui implique un niveau certain de gêne physique.

– Les accouchements ?

– Précisément. Depuis que cette gourgandine d’Eve a décidé de varier le menu, la femme est condamnée à enfanter dans la douleur. Et que ce soit dû au châtiment divin ou à la simple biologie, de fait c’est généralement considéré comme un moment plutôt inconfortable. Or on n’a jamais vraiment eu grand-chose pour faire passer la douleur.

Oh, quoi, ça fait l’affaire non ?

– Heureusement ça va pouvoir changer.

– Oui, pas trop vite quand même hein. Comme on a pu le voir à propos de ce brave John Snow, de nombreux médecins considèrent à l’époque que la douleur fait partie intégrante de la chose, et aussi après tout c’est une prescription divine donc il ne faut pas aller contre.

– Des hommes de science.

– Heureusement donc qu’en 1853 notre ami John est sollicité par la reine Victoria pour lui préparer un petit cocktail analgésique, parce qu’il s’agit pour elle de donner naissance à son 8e rejeton et que bon, ça va, l’enfantement dans la douleur elle a donné et franchement elle pourrait s’en passer. C’est un succès, elle remet ça trois ans plus tard, ce qui constitue un sérieux encouragement au développement de l’obstétrique médicale.

– Bonne chose de faite.

– Oui, mais autant le chloroforme est un sérieux progrès par rapport à…rien, autant ce n’est pas optimal non plus. En effet, si on en administre une dose suffisante pour faire vraiment disparaître la douleur, la patiente est inconsciente et n’est pas en mesure de participer activement à l’accouchement. Il y a donc encore de bonnes marges de progrès. En plus, il y a de une certain différence entre le traitement dont peut bénéficier la reine d’une empire sur lequel le soleil ne se couche jamais et le commun des mortelles. Donc à la fin du 19e siècle, l’accouchement est un acte qui se pratique très largement à domicile, et les moyens de limiter la douleur restent limités.

– C’est en général à ce moment-là que quelqu’un a une bonne idée.

– Le quelqu’un est en l’occurrence le docteur allemand Schneiderlin. En 1899, il recommande l’utilisation pour les opérations chirurgicales d’une combinaison de morphine et d’hyoscine.

– La morphine je connais, l’autre ne me dit rien.

– On l’appelle également scopolamine. C’est un alcaloïde isolé en 1892 chez les plantes de la famille des solanacées. Qui compte parmi ses membres la pomme de terre et de la tomate, mais aussi la belladone.

– Ah oui, la scopolamine pour le coup c’est un nom que j’ai déjà rencontré. Je me demande si j’en n’ai pas chez moi.

– Le produit est de fait utilisé aujourd’hui comme antispasmodique, notamment pour la constipation spasmodique.

– J’ai confondu.

– Bien sûr. En 1902, c’est le médecin autrichien Richard von Steinbuchel qui suggère cette combinaison pour les accouchements. L’idée est reprise par deux médecins de Fribourg, Carl Gauss et Bernhard Kronig, qui vont donc mettre au point la méthode de Fribourg.

– Je ne vais pas leur donner de points pour la créativité.

– Ok, la méthode de Fribourg, plus connue sous le nom de…Dämmerschlaf !

– Pour un truc censé apaiser, ça marche pas trop. Ca veut dire ?

– Le sommeil du crépuscule. Et ne me demande pas pourquoi ils ont choisi pour une méthode de mise au monde sans douleur un nom de groupe de melodic death metal[1], je n’en ai aucune idée.

– Perso j’hésiterais un peu si mon médecin me proposait ça, mais admettons.

– Gausse et Kronig démontrent que l’utilisation de scopolamine pendant l’accouchement permet de grandement limiter la souffrance, mais aussi de réduire le risque de complication et de permettre un rétablissement plus rapide. En fait, la procédure promet de faire disparaître non pas seulement la douleur, mais jusqu’au souvenir de l’expérience.

– Comment ça ?

– C’est tout l’intérêt de la combinaison morphine et scopolamine. La morphine agit sur la douleur, tandis que la scopolamine plonge les parturientes dans un état second, et provoque une perte de mémoire.

– Anesthésie+amnésie.

-C’est exactement ça.

« Vous n’auriez pas la même chose pour la conception ? »

Et attention, c’est là que ça devient très important. On parle de la combinaison de deux produits qui doivent être méticuleusement dosés pour obtenir l’effet souhaité. Le protocole de Gauss et Kronig est très précis. Quand les premières contractions apparaissent, on administre à la future mère 1/150ème de grain (un grain pèse 64,79891 mg) de scopolamine et ½ grain de morphine. Puis 45 minutes plus tard, la même dose de scopolamine, et dans le même temps on réalise un test de mémoire sur la patiente. En fonction des résultats, les doses suivantes sont adaptées. Sachant qu’elles sont à leur tour accompagnées de tests de mémoire, pour qu’on soit toujours au bon dosage. C’est cet équilibre qui permet d’aboutir à un état de semi-conscience avec anesthésie partielle. La parturiente peut ainsi accoucher sans trop de douleur, et sans souvenir du moment.

– Sans « trop » de douleur ?

– Oui, la dose de morphine ne permet pas de la supprimer totalement, mais l’atténue quand même bien. Et la scopolamine en efface le souvenir. Ce qu’il faut retenir, c’est que les doses nécessaires varient en fonction des personnes, et il faut bien analyser les résultats des tests pour ajuster. La réussite de la procédure nécessite donc des personnels bien formés et entraînés.

– Ca paraît logique.

– Et pourtant… En outre, pour que l’amnésie soit efficace, il faut éviter les stimulations et placer les patientes dans une situation de déprivation sensorielle. En effet, l’un des effets secondaires de la scopolamine est qu’elle peut provoquer des délires, ou des réactions assez violentes ou disons expansives.

– Sympa.

– Je le répète, le dosage est important. Tout doit être fait pour que la patiente reste calme. L’accouchement se fait donc dans une salle obscure, et le souci du détail est poussé jusqu’à équiper les soignants de tenues spéciales qui minimisent les bruits. Pour les mêmes raisons, les patientes avaient souvent les yeux bandés et des bouchons d’oreilles. Elles étaient également attachées sur des lits rembourrés pour éviter qu’elles se blessent, ou blessent les soignants, si jamais elles avaient des mouvements brusques.

C’est pour son bien. Non mais vraiment.

Dans ces conditions, à l’arrivée, la jeune mère n’a pas de souvenir de son accouchement.

– Vraiment ?

– Ah oui. Gausse et Kronig présentent leurs travaux à la conférence nationale obstétrique de Berlin en 1906. Ces études établissent les dosages à utiliser, et ils listent par ailleurs les effets secondaires potentiels de la scopolamine, comme la baisse de tension, une respiration ralentie, des délires, des éruptions cutanées, la dilatation des pupilles, ou la soif.

– Ca va, entre ça et un mal de chien.

– Je trouve aussi. En 1907, Gauss utilise cette méthode sur toutes ses patientes, et attire à Fribourg une clientèle fortunée venue de toute l’Allemagne, puis d’au-delà. La clinique pour femmes de l’université de Baden, où il exerce, présente les plus faibles taux de mortalité maternelle et néonatale du secteur. La réputation de cette méthode se répand jusqu’à la haute société américaine. C’est ainsi qu’en 1912, une première parturiente américaine, Cecil Stewart, vient à Fribourg pour la naissance de son deuxième enfant. Elle décrit la procédure comme un conte de fée, et elle se sent tellement bien qu’elle reste un mois à la clinique après.

– Tu vas finir par me convaincre.

– En 1913, deux journalistes américaines, Marguerite Tracy et Constance Leupp, viennent réaliser un reportage sur le sujet à la clinique de Baden. Le personnel rechigne à être interviewé, alors elles interrogent des locales, qui louent la qualité des soins, l’ambiance très calme et sereine de l’établissement, et le sentiment de réveiller apaisée et sans souvenir pénible après avoir accouché. Elles étudient les articles de Gauss et Kronig, puis adressent une parturiente, Mary Summer Boyd, à la clinique, en infiltrée. Elle est traitée par Gauss lui-même.

– Ca donne quoi ?

– Un article qui paraît en juin 1914 dans la revue McClure’s Magazine, sous le titre La naissance sans douleur. Tracy et Leupp y présentent de Dämmerschlaf, en anglais le Twilight Sleep, comme une avancée dans le domaine médical en général et de l’obstétrique en particulier, et récusent les objections sur l’utilisation de la scopolamine. Elles critiquent le corps médical qui ne parle pas davantage de cette méthode.

– L’article est lu ?

– Plutôt, oui. Des milliers de femmes écrivent au journal pour savoir où et comment en bénéficier. Dans l’année qui suit, d’autres articles et livres reprennent ce thème. Tu as ainsi le témoignage d’une Mme Sargent, recueilli dans le New York Times en janvier 1915 :

« Et alors je me suis réveillée, et je me suis demandé quand allait commencer le travail. C’est alors qu’une infirmière est arrivée avec un bébé emmailloté, en me disant que c’était le mien, que je lui avais donné naissance. Peut-être que je l’ai fait, mais je ne pourrais jamais l’attester devant un juge. »

– C’est…singulier de tout de suite penser à ça, quand même.

– Tu vois le mal partout. Toujours est-il que les journaux et magazines demandent que les obstétriciens américains adoptent cette méthode. Toujours en 1915, le New York Times publie un article qui présente le livre La vérité sur le Twilight Sleep, en indiquant que les conclusions de 69 études médicales vont dans le sens d’une innocuité de la combinaison morphine-scopolamine pour les enfants. Et puis le Twilight Sleep convainc des avocates très efficaces.

– A savoir ?

– A New-York notamment, la campagne en faveur du Twilight Sleep est dans une large mesure menée par des féministes et suffragettes, qui reprennent les méthodes développées pour leurs autres actions. Elles présentent le développement de méthodes d’accouchement sans douleur comme une avancée en matière de libération de femmes et d’égalité des sexes. Il n’y a aucune bonne raison que les femmes souffrent en donnant naissance, c’est une notion religieuse et dépassée, et les médecins qui s’opposent à ces méthodes sont des phallocrates rétrogrades. Le Twilight Sleep est une façon pour la femme de se libérer des contraintes et douleurs de son propre corps.

– Ca se défend.

– C’est ainsi que des féministes créent l’Association nationale pour le sommeil crépusculaire dès 1914. Elle lance des actions de communication pour populariser la méthode auprès des futures mères comme des médecins. Un des premiers films médicaux jamais réalisés est consacré au Twilight Sleep. Il faut bien voir qu’à l’époque, tout le monde ou presque connaît quelqu’un qui est mort en couche.

– Mais tu as l’air de dire que les médecins sont réticents quand même.

– Oui, ils ont des réserves sur les effets de la scopolamine. Certains considèrent que Gauss et Kronig se servent de leurs patientes pour se faire de l’argent. Aussi, même si les Etats-Unis ne sont pas rentrés en guerre, c’est une méthode allemande. Certains vont jusqu’à sous-entendre que les Américaines qui recourent au sommeil crépusculaire ne sont pas très patriotes. Mais il y a un argument qui finit par les convaincre.

– Lequel ?

– Ben la demande.

« Ah, une nouvelle étude vient de sortir ! »

De plus en plus de patientes veulent bénéficier du Twilight Sleep, donc de plus en plus de médecins finissent par le proposer. Et c’est tout le problème.

– C’est-à-dire ?

– Twilight Sleep est pour ce que j’en sais une bonne traduction de Dämmerschlaf, pour autant dans les faits ce n’est pas vraiment la même chose. Comme je le disais, en Allemagne c’est une technique très précise et personnalisée. Ce qui implique un suivi de qualité. En général les patientes arrivent à la clinique plusieurs semaines avant le terme, et bénéficient d’une équipe aux petits soins. Ce qui se traduit en particulier par des doses de scopolamine adaptées à chacune. C’est la raison pour laquelle les Allemands considéraient qu’il fallait trois ans pour apprendre correctement la technique. Mais pour pouvoir répondre à une demande pressante et soudaine, les médecins américains se contentaient d’assister à quelques procédures avant de pratiquer.

– Donc j’imagine que la qualité de soins n’était pas la même.

– Non. Les médecins n’avaient souvent pas vraiment étudié la procédure en détail, et employaient en outre des infirmières qui n’étaient pas pleinement qualifiées. Et insuffisamment nombreuses. En Allemagne le Dämmerschlaf est un soin de qualité avec un nombre relativement important de soignants par patiente. Aux Etats-Unis, le Twilight Sleep est plus…

– Industrialisé ?

– C’est ça. Et forcément, si le suivi est moins rapproché, les doses de médicaments ne sont pas personnalisées. On est plutôt sur des injections standardisées. Or avec des dosages non appropriés, les effets secondaires étaient plus fréquents. La morphine et la scopolamine provoquaient des réactions violentes, les patientes se débattaient, tombaient, se blessaient, agressaient les soignants.

– On s’éloigne du conte de fée.

– Plutôt, oui, même si les patientes n’en avaient toujours pas le souvenir au réveil. Par ailleurs, et plus grave, il s’avère qu’avec des doses non adaptées les drogues traversent le placenta et affectent le système nerveux central des bébés.

– J’aime pas.

– Eux non plus. Ils étaient parfois incapables de respirer normalement à la naissance, ce qui impliquait de les réanimer. Semblerait que la pratique consistant à les tenir par les pieds la tête en bas en leur administrant des claques sur les fesses vienne de là. Et encore, c’est pas le pire, il faut dans certaines situations pratiquer des massages cardiaques, des bains alternés dans de l’eau chaude ou froide, voire des intubations.

– Bienvenue au monde.

– Et puis en 1916, Frances Carmody, une des principales avocates du mouvement et une des premières à témoigner de son expérience après avoir accouché à Fribourg, meurt en donnant naissance à son troisième enfant sous sommeil crépusculaire. Son mari et son médecin insistent pour dire qu’il n’y a pas de lien, mais ça porte un coup assez dévastateur à la réputation du Twilight Sleep. La pratique tombe en disgrâce et la mode disparaît quasiment aussi vite qu’elle était apparue. D’autant que même là où elle est pratiquée correctement, à l’allemande, le fait que la mère n’ait aucun souvenir de la naissance finit par être contesté.

– Ne pas souffrir c’est bien, garder quelques souvenirs aussi.

– Ben oui. Pour autant, la popularité même transitoire de cette procédure modifie durablement la conception de l’obstétrique. Il n’est dès lors plus imaginable qu’un médecin ne propose pas une forme ou une autre de traitement de la douleur, et ceci via des médicaments. La recherche dans ce domaine va donc se poursuivre, jusqu’à la mise au point des épidurales, dès les années 1920 même s’il faut encore du temps pour que cette méthode s’impose. En outre, comme il s’agit dès lors d’un acte médical technique et spécialisé, l’accouchement se fait à l’hôpital dans un environnement contrôlé et conçu pour, et non plus à domicile, ce qui contribue à la sécurité des futures mères comme des bébés.

– Je vais quand même complétement réfléchir à un bouquin d’horreur appelé les Enfants du crépuscule, avec parturientes sanglées en proie à des délires, infirmières qui préparent des injections d’extraits de belladone sans contrôle, et médecins motivés uniquement par le profit.

– Je n’en attendais pas moins. Je te laisse, moi faut que j’aille monter Dämmerschlaf et écrire le premier album.

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[1] Nos recherches nous indiquent qu’il n’y a à ce jour aucun groupe à ce nom, ce qui constitue 1) un scandale, 2) une opportunité inratable, nous recherchons donc des musiciens, contacter la rédaction.

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